«
Jehan Guthenberg »
Ordonnance
du Roi de France Charles VII (6 octobre 1458)
«
Ioannes dit Bonnemontagne »
Lettre de
Guillaume Fichet, Recteur de l'Université de Paris à
l'érudit Robert Gaguin (ca 1470) [Bonnemontagne se dit
Gutenberg en allemand]
«
Juncker Hansen von Guten berck »
Poème
de Hans Foltz, chirurgien, barbier et imprimeur à Nürenberg
(ca 1470)
«
Johannes Gutenberg Zumiungen »
Chronique
de Matteo Palmieri (1483)
«
Joannes Gutember »
Chronique
de Bossius Donatus (1492)
«
Joannes Genssfleisch »
Panygérique
de J. Herbst de Lauterbourg (1494)
«
Cutembergus »
Chronique
de Baptista Fulgosus (1494)
«
Johannes Gutenbergk »
Epithoma
Germanorum de Jacob Wimpheling (1505)
«
Johann Güttenbergk »
Dédicace
d'un Tite-Live de Ivo Wittig à l'Empereur
«
Jo. Gutenberg »
Pierre apposée
sur la maison du Mayençais par Ivo Wittig (1506)
Plaidoirie
:
Gutenberg s'appelait Johan Gensfleish zur
Laden zum Gutenberg
Pour
le prénom, le doute n'existe pas. Les chroniques sont
d'ailleurs concordantes : Gutenberg se prénommait Johannes
(en latin). Johann et Hans ne sont que des traductions allemandes
de ce prénom si répandu en Europe à cette
époque.
Le
nom de famille pose plus de difficultés. Gensfleisch
est le nom de famille du père de Gutenberg, Friele. C'est
également le nom d'une maison que la famille de Friele
avait autrefois habitée (Hof zum Gensfleisch). 'Zur Laden'
fait référence à une autre maison que possédait
Friele, patricien mayençais (Hof zur Laden). Et fort
logiquement, 'Zum Gutenberg' fait référence au
Hof zum Gutenberg, maison que Friele devenu adulte habita et
dans laquelle vécu vraisemblablement le jeune Johann.
Dans
un texte strasbourgeois de 1434, Gutenberg se nomme ainsi :
« Ich Johann Gensefleisch der Junge genant Gutenberg »,
« Moi, Johann Gensefleisch le jeune dit Gutenberg ».
Gutenberg ne serait donc que le surnom du Mayençais.
Toutefois, ce surnom va rapidement prendre le pas sur son nom
originel puisque des textes strasbourgeois ultérieurs,
le baptiseront « Hansse Gensefleisch de Mayence que l'on
appelle Gutenberg ».
Il
est à noter que le Hof zum Gutenberg resta la propriété
de l'inventeur jusqu'en 1462, date à laquelle l'archevêque
Adolphe de Nassau, vainqueur de la guerre civile, la confisqua
pour la louer à un certain Wilvung. Le successeur d'Adolphe
utilisa la maison pour y fonder en 1477, l'université.